France : ce que l’on sait du premier cas d’Ebola détecté en France

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Concernant le cas importé

Selon le ministère de la Santé, le cas de maladie d'Ebola à virus Bundibugyo importé en France concerne un médecin travaillant pour l'ONG humanitaire Alima. Il revenait d'une mission humanitaire dans une zone de transmission du virus, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon Africa CDC ce médecin a exercé dans la province d'Ituri du 19 mai au 19 juin, au Rwampara Evanlegical Medical Center, près de Bunia.

Le patient, qui a « s_crupuleusement respecté les consignes sanitaires_ », d'après le ministère de la Santé, est arrivé à Paris mardi à bord d'un vol commercial en provenance de Kinshasa, la capitale congolaise. Air France a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait du vol AF736 reliant Kinshasa à Paris-Charles de Gaulle. 

L'ONG Alima, qui se présente comme « la première à être intervenue sur le terrain » depuis le début de l'épidémie en RDC et, dans une moindre mesure, en Ouganda, affirme dans un communiqué publié sur X que l'organisation cherche à « comprendre comment la contamination a pu se produire », étant donné que les travailleurs humanitaires sont normalement tenus de se mettre en quarantaine pendant trois semaines après tout contact avec une personne infectée. « Des mesures de prévention de la contamination sont en place depuis le début de notre intervention afin de protéger nos équipes », assure l'organisation.

Le patient était « quasi asymptomatique » au moment d'embarquer, ne souffrant que de « maux de tête », selon le ministère de la Santé. « Son état s'est légèrement dégradé pendant le vol », précise la même source, qui ajoute que « sa charge virale est très faible ». Intervenant sur France 2 mercredi 24 juin au soir, la ministre de la Santé a expliqué qu'« il a souffert de maux de tête dans l'avion et a donné l'alerte » afin d'être pris en charge dès son arrivée à Paris.

Le médecin infecté a été isolé dès son arrivée à l'aéroport. Il est « pris en charge dans un établissement de santé de référence, selon des protocoles de biosécurité stricts (chambre à pression négative, équipements et protocoles dédiés) », où il a été transféré « dans des conditions sécurisées afin d'éviter tout risque de contamination », a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué de presse.

Cinq cas contacts identifiés

Cinq personnes qui se trouvaient à bord du même avion que le médecin diagnostiqué positif à Ebola lors de son retour de Kinshasa en France sont considérées comme des cas contacts potentiels et ont été placées à l'isolement, a déclaré la ministre de la Santé sur France 2 mercredi soir. Sur le vol ramenant ce médecin humanitaire de la République démocratique du Congo, « cinq personnes sont considérées comme des contacts potentiels et, par précaution, elles ont été identifiées et placées à l'isolement », a expliqué la ministre. 

Dans ce contexte, la RDC a publié un décret du 24 juin qui impose notamment une surveillance active de 21 jours aux contacts de cas confirmés ou suspects, avec interdiction de voyager pendant cette période sauf autorisation sanitaire.

L'ECDC appelle les États membres de l'UE à renforcer leur préparation. L'ECDC souligne que le risque de transmission durable au sein de l'UE/EEE est très faible à condition que des mesures efficaces de dépistage précoce, d'isolement et de traitement des patients soient mises en œuvre.

Source : FluTrackers, Agence Reuters, franceinfo:, ECDC

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